{"id":864,"date":"2025-03-12T15:15:59","date_gmt":"2025-03-12T14:15:59","guid":{"rendered":"https:\/\/2030investirdemain.com\/?p=864"},"modified":"2025-06-19T14:33:24","modified_gmt":"2025-06-19T12:33:24","slug":"atelier1-ressourcesessentielles-gestion-durable-des-ressources-naturelles-comment-les-entreprises-evaluent-elles-leur-dependance-et-leur-impact","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/2025\/03\/12\/atelier1-ressourcesessentielles-gestion-durable-des-ressources-naturelles-comment-les-entreprises-evaluent-elles-leur-dependance-et-leur-impact\/","title":{"rendered":"Gestion durable des ressources naturelles : comment les entreprises \u00e9valuent-elles leur d\u00e9pendance et leur impact ?"},"content":{"rendered":" \n  <div id=\"\" class=\"bloc textEntete position-relative\">\n    <div class=\"container position-relative text-center\">\n            <h2 class=\"apparition animDelay250 titre38 mb-4 mb-md-5\">\n        Gestion durable des ressources naturelles : comment les entreprises \u00e9valuent-elles leur d\u00e9pendance et leur impact ?       <\/h2>\n      <div class=\"apparition animDelay500\">\n              <\/div>\n      <div class=\"apparition animDelay750\">\n        <p><strong>Face aux d\u00e9fis croissants li\u00e9s \u00e0 la gestion des ressources naturelles et \u00e0 la pr\u00e9servation des \u00e9cosyst\u00e8mes, les entreprises doivent repenser leur d\u00e9pendance et leurs impacts. Le groupe de travail co-pilot\u00e9 par Ecofi s\u2019est r\u00e9uni le 30 janvier pour un premier atelier consacr\u00e9 \u00e0 ces enjeux.<\/strong><\/p>\n      <\/div>\n    <\/div>\n  <\/div>\n    \n\n  <div id=\"\" class=\"bloc textImage mb-0  imageGauche position-relative\">\n    <div class=\"container position-relative\">\n      <div class=\"row\">\n                  <div class=\"col-12 order-md-1 col-md-5\">\n          \n          <\/div>\n                <div class=\"col-12 order-md-2 col-md-7\">\n          <h2 class=\"apparition\">\n                      <\/h2>\n        <\/div>\n        <div class=\"col-12 col-md-5 order-md-3\">\n          <div class=\"cadreImage\">\n            <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/2030investirdemain.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ecofi-atelier-1.png\" class=\"w-100 myshadow apparition animDelay250 apparitionFromLeft\" \/>\n                      <\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"col-12 col-md-7 order-md-4 d-flex align-items-center \">\n          <div>\n            <div class=\"apparition mt-4 mt-md-0\">\n              <p>Le premier atelier du groupe de travail <em>\u201cLa gestion durable des ressources naturelles, humaines et financi\u00e8res comme socle d\u2019une transition juste et responsable\u201d<\/em> s\u2019est tenu le 30 janvier en pr\u00e9sence de plusieurs experts. L\u2019objectif : explorer comment les entreprises peuvent mieux \u00e9valuer \u00e0 la fois leur <strong>impact<\/strong> et leur <strong>d\u00e9pendance<\/strong> aux <strong>ressources naturelles<\/strong>. La discussion s&rsquo;est d&rsquo;abord concentr\u00e9e sur une question centrale : comment \u00e9valuer ces enjeux de fa\u00e7on concr\u00e8te ? La <strong>gestion de l\u2019eau<\/strong>, en particulier dans le secteur agricole, a servi d&rsquo;exemple pour illustrer cette probl\u00e9matique.<\/p>\n            <\/div>\n                      <\/div>\n        <\/div>\n      <\/div>\n    <\/div>\n  <\/div>\n    \n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, les entreprises du secteur agricole s\u2019y prennent relativement mal, car elles mesurent uniquement la quantit\u00e9 d\u2019eau consomm\u00e9e et rejet\u00e9e, sans r\u00e9ellement prendre en compte la dimension qualitative, a commenc\u00e9 par souligner Simon Bestel,ing\u00e9nieur agronome et co-fondateur de FEVE (<a href=\"https:\/\/www.feve.co\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Fermes En ViE<\/a>). La pollution diffuse de l\u2019eau, notamment par infiltration dans les sols ou ruissellement vers les rivi\u00e8res, est \u00e9valu\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s indirecte. Il faudrait d\u00e9velopper des mesures in situ, plus dynamiques, pour mieux appr\u00e9hender ces pollutions.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour FEVE, qui accompagne la <strong>transition agro\u00e9cologique<\/strong>, cette probl\u00e9matique est centrale pour comparer l\u2019impact d\u2019une production conventionnelle \u00e0 celui de pratiques moins consommatrices d\u2019intrants. \u00ab\u00a0Si nous pouvons d\u00e9montrer que des m\u00e9thodes plus durables am\u00e9liorent directement la qualit\u00e9 des eaux, nous pourrons mieux valoriser le travail des agriculteurs inscrits dans cette d\u00e9marche\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les entreprises doivent \u00e9galement \u00eatre attentives \u00e0 l\u2019impact de leur implantation sur les ressources, notamment lorsqu\u2019elles occupent des <strong>zones humides<\/strong>. \u00ab\u00a0Ces milieux jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans le stockage de l\u2019eau, la pr\u00e9vention des crues, la biodiversit\u00e9 ou encore le stockage du carbone\u00a0\u00bb, a rappel\u00e9 Guillaume Sainteny, pr\u00e9sident de Plan Bleu, et expert des politiques environnementales et du d\u00e9veloppement durable. Pourtant, ils ont \u00e9t\u00e9 massivement ass\u00e9ch\u00e9s dans le monde et en France depuis la Seconde Guerre mondiale, notamment pour l\u2019urbanisation et la mise en culture. \u00ab\u00a0Chaque entreprise poss\u00e9dant du foncier en zone humide devrait mettre en place une politique de pr\u00e9servation, voire de gestion et d\u2019am\u00e9lioration de ces espaces\u00a0\u00bb, a-t-il recommand\u00e9. Mais m\u00eame lorsque ces milieux b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un statut de protection, cela n\u2019emp\u00eache pas toujours l\u2019agriculture intensive, comme on l\u2019observe dans le Marais poitevin ou en Camargue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>D\u00e9pendance \u00e0 l\u2019eau<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 des enjeux li\u00e9s \u00e0 l\u2019implantation, la d\u00e9pendance des entreprises \u00e0 la ressource en eau devient un d\u00e9fi croissant sous l\u2019effet du <strong>changement climatique<\/strong>.&nbsp;\u00ab\u00a0La France reste un pays bien irrigu\u00e9, avec de grands fleuves et un climat temp\u00e9r\u00e9, mais plusieurs facteurs viennent perturber cet \u00e9quilibre\u00a0\u00bb, a pr\u00e9venu Guillaume Sainteny. D\u2019une part, le r\u00e9gime des pluies \u00e9volue : les hivers sont plus humides et les \u00e9t\u00e9s plus secs, ce qui accentue les tensions sur la ressource en p\u00e9riode critique. D\u2019autre part, la \u00ab\u00a0disparition progressive des glaciers et des neiges de montagne prive le pays d\u2019un stockage naturel en hiver\u00a0\u00bb, ce qui aggrave l\u2019\u00e9tiage des cours d\u2019eau en \u00e9t\u00e9, a compl\u00e9t\u00e9 Simon Bestel.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement, les <strong>pratiques agricoles<\/strong> ont consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9. \u00ab\u00a0L\u2019extension de la culture du ma\u00efs depuis les ann\u00e9es 1970 a contribu\u00e9 \u00e0 accro\u00eetre la consommation d\u2019eau, notamment dans des r\u00e9gions o\u00f9 les conditions naturelles ne sont pas adapt\u00e9es\u00a0\u00bb, a expliqu\u00e9 Guillaume Sainteny. Contrairement au Bassin aquitain, o\u00f9 chaleur et humidit\u00e9 favorisent naturellement cette culture tr\u00e8s consommatrice d\u2019eau, son d\u00e9veloppement dans certaines zones a n\u00e9cessit\u00e9 un recours massif \u00e0 l\u2019irrigation, \u00e0 une p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 l\u2019eau est d\u00e9j\u00e0 rare.&nbsp;\u00ab\u00a0Par ailleurs, le ma\u00efs est une culture extr\u00eamement n\u00e9faste pour la biodiversit\u00e9 : il s\u2019agit d\u2019une monoculture de grande ampleur, qui cr\u00e9e un v\u00e9ritable d\u00e9sert biologique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Si l\u2019on veut r\u00e9duire significativement l\u2019empreinte de l\u2019agriculture, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019eau, de la biodiversit\u00e9 ou de la qualit\u00e9 des sols, il faut mobiliser l\u2019ensemble de la fili\u00e8re : producteurs, groupes agroalimentaires, ou encore coop\u00e9ratives.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Changement de culture(s)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Pourquoi ne pas remplacer ces cultures par des alternatives moins consommatrices en eau, \u00e0 l\u2019image du sorgho, largement cultiv\u00e9 en Afrique ?<strong>&nbsp;\u00ab\u00a0<\/strong>Parce que changer une culture, c\u2019est repenser toute une fili\u00e8re, en amont et en aval\u00a0\u00bb, a rappel\u00e9 Simon Bestel. Modifier les pratiques agricoles ne se fait pas \u00e0 la marge : les transformations sont profondes, co\u00fbteuses et progressives. \u00ab\u00a0Si l\u2019on veut r\u00e9duire significativement l\u2019empreinte de l\u2019agriculture, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019eau, de la biodiversit\u00e9 ou de la qualit\u00e9 des sols, il faut mobiliser l\u2019ensemble de la fili\u00e8re : producteurs, groupes agroalimentaires, ou encore coop\u00e9ratives\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, le renouvellement des pratiques peut aussi passer par le <strong>renouvellement des g\u00e9n\u00e9rations<\/strong>, explique le co-fondateur de FEVE, qui accompagne en particulier de jeunes agriculteurs. \u00ab\u00a0Lorsque nous installons un nouvel exploitant, nous avons davantage de marge pour repenser les cultures et tester de nouveaux mod\u00e8les (\u2026) Ces changements n\u00e9cessitent beaucoup d\u2019anticipation et donc des donn\u00e9es fiables pour permettre aux agriculteurs de se projeter.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Identifier les bons indicateurs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Pour les entreprises, d\u00e9finir des <strong>indicateurs<\/strong> pertinents pour \u00e9valuer leur d\u00e9pendance aux ressources naturelles et leur impact environnemental est un enjeu important. C\u2019est l\u2019objectif d\u2019<a href=\"https:\/\/globalcanopy.org\/what-we-do\/nature-related-finance\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ENCORE<\/a>, un outil d\u00e9velopp\u00e9 par Global Canopy, qui permet aux entreprises \u2013 et en particulier aux institutions financi\u00e8res \u2013 d\u2019identifier les secteurs et activit\u00e9s \u00e9conomiques les plus expos\u00e9s aux <strong>risques li\u00e9s \u00e0 la nature<\/strong>. \u00ab\u00a0ENCORE a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u comme une premi\u00e8re \u00e9tape pour aider les entreprises \u00e0 comprendre o\u00f9 concentrer leur analyse et quelles activit\u00e9s prioriser\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Fiona Pedeboy, chercheuse associ\u00e9e au sein de l&rsquo;\u00e9quipe Finances li\u00e9es \u00e0 la nature de Global Canopy. L\u2019outil, recommand\u00e9 par la TNFD, propose une cartographie sectorielle de la mat\u00e9rialit\u00e9 des d\u00e9pendances et impacts associ\u00e9s \u00e0 la nature tels que l\u2019usage des terres, la consommation en eau ou encore la pr\u00e9sence d\u2019esp\u00e8ces invasives.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour autant, l\u2019<strong>acc\u00e8s \u00e0 la donn\u00e9e<\/strong> reste un obstacle majeur, notamment dans le secteur agricole. \u00ab\u00a0Si nous pouvions croiser les donn\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des bassins hydrographiques et des exploitations, nous aurions une lecture plus fine des impacts en cours et des leviers d\u2019am\u00e9lioration\u00a0\u00bb, a observ\u00e9 Simon Bestel. Mais ces donn\u00e9es, si elles existent, sont souvent difficiles d\u2019acc\u00e8s et complexes \u00e0 exploiter&nbsp;: \u00ab\u00a0La m\u00e9thode IDEA4, d\u00e9velopp\u00e9e par l\u2019INRAE, permet d\u2019\u00e9valuer la durabilit\u00e9 des exploitations, mais comme beaucoup d\u2019outils de recherche, elle reste lourde \u00e0 mettre en \u0153uvre, avec une grande quantit\u00e9 de donn\u00e9es \u00e0 collecter et analyser\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019essor de l\u2019<strong>intelligence artificielle<\/strong> pourrait faciliter le traitement et l\u2019exploitation de ces donn\u00e9es.\u00a0\u00ab\u00a0En agr\u00e9geant automatiquement les informations issues des exploitations ou des fournisseurs de mat\u00e9riel, nous pourrions obtenir une vision synth\u00e9tique \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de chaque exploitation\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 Simon Bestel. L\u2019imagerie satellite et les drones offrent \u00e9galement des perspectives prometteuses, notamment pour analyser l\u2019\u00e9tat des cultures, la qualit\u00e9 des sols ou encore anticiper certaines probl\u00e9matiques comme les maladies.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quels leviers pour acc\u00e9l\u00e9rer la transformation&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le \u00ab\u00a0<strong>signal prix\u00a0\u00bb<\/strong>&nbsp;a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 par les intervenants comme un levier important pour inciter les entreprises \u00e0 mieux g\u00e9rer l\u2019eau, alors qu\u2019en France, cette ressource reste encore peu co\u00fbteuse, notamment pour l\u2019agriculture. Guillaume Sainteny a cit\u00e9 l\u2019exemple d\u2019Isra\u00ebl, o\u00f9 une r\u00e9forme de la politique de l\u2019eau a entra\u00een\u00e9 une hausse des prix pour l\u2019ensemble des usagers. \u00ab\u00a0R\u00e9sultat : tout le monde s\u2019est mis \u00e0 r\u00e9parer les fuites, et des start-up sp\u00e9cialis\u00e9es dans le <em>smart metering<\/em>\u2014la mesure et la d\u00e9tection des fuites d\u2019eau\u2014ont \u00e9merg\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9gration des enjeux environnementaux dans les d\u00e9cisions des entreprises passe aussi par une meilleure anticipation des impacts de leurs projets. \u00ab\u00a0Dans la plupart des pays, les entreprises ont aujourd\u2019hui l\u2019obligation de r\u00e9aliser une \u00e9tude d\u2019impact avant de lancer un projet\u00a0\u00bb, a-t-il poursuivi. Ces \u00e9valuations, introduites aux \u00c9tats-Unis dans les ann\u00e9es 1970 avant d\u2019\u00eatre adopt\u00e9es en France et en Europe, visent \u00e0 identifier les effets potentiels sur l\u2019environnement, la sant\u00e9 ou encore la consommation d\u2019espace. Elles s\u2019appuient sur la doctrine ERC : <strong>\u00c9viter, R\u00e9duire, Compenser<\/strong>. \u00ab\u00a0L\u2019objectif premier est d\u2019\u00e9viter l\u2019impact autant que possible, mais c\u2019est rarement r\u00e9alisable en totalit\u00e9. On cherche ensuite \u00e0 l\u2019att\u00e9nuer, par exemple en ajustant le trac\u00e9 d\u2019une route ou l\u2019implantation d\u2019un parc \u00e9olien pour limiter les nuisances, a-t-il encore d\u00e9velopp\u00e9. La compensation ne doit intervenir qu\u2019en dernier recours, sur les effets r\u00e9siduels qu\u2019il est impossible d\u2019\u00e9liminer.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les intervenants ont par ailleurs \u00e9mis des r\u00e9serves sur les <strong>m\u00e9canismes de compensation<\/strong>, notamment pour les zones humides. \u00ab\u00a0Autant la compensation carbone peut avoir du sens, car une tonne de carbone \u00e9quivaut \u00e0 une autre tonne de carbone, autant un hectare de zone humide ne peut pas \u00eatre remplac\u00e9 par un autre hectare ailleurs, en raison des sp\u00e9cificit\u00e9s \u00e9cologiques propres \u00e0 chaque site\u00a0\u00bb, a mis en garde Guillaume Sainteny.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Optimiser l\u2019usage des ressources<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la gestion de l\u2019eau, les intervenants ont soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une r\u00e9flexion plus large sur l\u2019<strong>occupation de l\u2019espace<\/strong>, et en particulier sur l\u2019<strong>artificialisation des sols<\/strong>, un enjeu qui concerne notamment le b\u00e2timent et les infrastructures.&nbsp;\u00ab\u00a0En France, l\u2019artificialisation progresse plus rapidement que la moyenne europ\u00e9enne, avec une imperm\u00e9abilisation croissante des sols qui accentue notamment la pression sur la ressource en eau et affecte la biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb, a rappel\u00e9 Guillaume Sainteny, qui encourage les entreprises \u00e0 prendre des initiatives pour d\u00e9simperm\u00e9abiliser les sols et, plus largement, \u00e0 limiter leur artificialisation en favorisant par exemple la r\u00e9utilisation des infrastructures existantes plut\u00f4t que l\u2019extension urbaine. \u00ab\u00a0L\u2019espace est une ressource en soi : privil\u00e9gier la r\u00e9novation de logements vacants plut\u00f4t que d\u2019artificialiser de nouveaux terrains rel\u00e8ve d\u2019une gestion plus durable des ressources disponibles\u00a0\u00bb, a ajout\u00e9 Simon Bestel.<\/p>\n\n\n\n<p>Limiter l\u2019artificialisation des sols, c\u2019est aussi pr\u00e9server les \u00e9cosyst\u00e8mes et les services qu\u2019ils rendent. Pourtant, la <strong>biodiversit\u00e9<\/strong> reste un enjeu sous-estim\u00e9, notamment dans l\u2019agriculture, o\u00f9 elle est encore difficile \u00e0 mesurer. \u00ab\u00a0Nous avons des outils pour analyser la biodiversit\u00e9 des sols, qui peuvent donner une indication indirecte de la biodiversit\u00e9 globale sur une exploitation, mais il reste difficile de g\u00e9n\u00e9raliser ces m\u00e9thodes \u00e0 grande \u00e9chelle\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 Simon Bestel, pour qui les solutions pour am\u00e9liorer la biodiversit\u00e9 agricole sont pourtant bien connues : replanter des haies, diversifier les cultures, privil\u00e9gier les couverts v\u00e9g\u00e9taux ou encore d\u00e9velopper des prairies. Mais sans indicateurs fiables, ces pratiques restent peu valoris\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Sur le sujet de l\u2019<strong>optimisation des ressources<\/strong>, les intervenants ont aussi cit\u00e9 l\u2019exemple de l\u2019industrie du textile, o\u00f9 certains acteurs misent sur la r\u00e9utilisation et la r\u00e9paration, en allongeant la dur\u00e9e de vie de leurs produits. \u00ab\u00a0C\u2019est un v\u00e9ritable contre-pied \u00e0 l\u2019industrie traditionnelle, a soulign\u00e9 Simon Bestel. Cela implique une reconfiguration compl\u00e8te des entreprises, qui ne sont plus dans une logique de consommation continue des ressources, mais dans une approche visant \u00e0 exploiter au mieux les mat\u00e9riaux existants et \u00e0 prolonger leur usage.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Sensibiliser les consommateurs \u00e0 la gestion des ressources<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019atelier s\u2019est conclu sur l\u2019importance de <strong>sensibiliser<\/strong> davantage les consommateurs aux enjeux de la pr\u00e9servation des ressources naturelles. Dans le secteur agroalimentaire notamment, un levier cl\u00e9 serait d\u2019am\u00e9liorer l\u2019information sur l\u2019empreinte environnementale des produits, notamment via des labels plus explicites. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, le consommateur n\u2019a pas conscience de l\u2019impact r\u00e9el de ses achats, notamment sur l\u2019eau ou la biodiversit\u00e9. Pourtant, s\u2019il savait qu\u2019un produit a un impact tr\u00e8s n\u00e9gatif, il pourrait \u00eatre incit\u00e9 \u00e0 opter pour une alternative potentiellement plus ch\u00e8re, mais plus responsable\u00a0\u00bb, a estim\u00e9 Simon Bestel.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la mise en place de tels outils se heurte encore \u00e0 des obstacles, et notamment l\u2019acc\u00e8s limit\u00e9 aux donn\u00e9es. \u00ab\u00a0Si ces informations \u00e9taient plus accessibles, les industriels seraient contraints de s\u2019adapter. Je pense que certains produits se vendraient moins bien, d\u2019autres beaucoup mieux, et cela r\u00e9orienterait en partie les fili\u00e8res, a poursuivi le co-fondateur de FEVE. En rendant ces indicateurs obligatoires, on responsabiliserait \u00e0 la fois le consommateur et les entreprises, en touchant directement \u00e0 leur mod\u00e8le \u00e9conomique, ce qui les inciterait \u00e0 transformer leurs pratiques.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>Contenu r\u00e9dig\u00e9 par Max Morgene.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, les entreprises du secteur agricole s\u2019y prennent relativement mal, car elles mesurent uniquement la quantit\u00e9 d\u2019eau consomm\u00e9e et rejet\u00e9e, sans r\u00e9ellement prendre en compte la dimension qualitative, a commenc\u00e9 par souligner Simon Bestel,ing\u00e9nieur agronome et co-fondateur de FEVE (Fermes En ViE). La pollution diffuse de l\u2019eau, notamment par infiltration dans les sols ou ruissellement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":865,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[],"class_list":["post-864","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ressources-essentielles"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/864","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=864"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/864\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":867,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/864\/revisions\/867"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/865"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=864"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=864"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/2030investirdemain.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=864"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}